Les archives des commentaires poétiques de Mohamed Salah Ben Amor : 27–Les poèmes de Patricia Royet 27-8 : Les caresses de tes mains 19 février 2019 Patricia Royet A chaque caresse, Je perdais l’esprit, Je devenais faiblesse, Tu tenais mes nuits, J’étais ta proie, La femme de tes draps, Tes baisers étaient ma loi, La richesse de mon émoi, J’aimais cette lumière en or, Qui effleurait ma peau, Comme un trésor, Tu étais ma folie, L’ivresse de mes envies, Mon cœur et mon esprit, Faisaient paire, Au contact de ta chair, Je rêve encore, De ce corps à corps, Jusqu’à l’aurore, De ce lien si fort. La lecture des poèmes précédents de Patricia Royet nous ont permis de dégager les principales caractéristiques de son écriture poétique , à savoir la simplicité , la spontanéité et l’intensité de la charge émotionnelle , lesquelles donnent ensemble une poésie légère visant à fasciner le lecteur , à le charmer et à créer une sorte de communion avec lui et non à soulever un problème donné ou à conduire une réflexion approfondie sur une question quelconque à caractère philosophique ou autre . C’est , si nous le voulons , de la poésie sentimentale pure , comme on le voit clairement dans ce nouveau poème où l’auteure tend à atteindre le même objectif par la transcription , tout au long du texte , d’un état d’âme flamboyant d’enivrement au cours duquel elle s’abandonne à un plaisir sensuel d’une extrême intensité (à chaque caresse, je perdais l’esprit, je devenais faiblesse – tu étais ma folie, l’ivresse de mes envies ) .Ce qui lui a offert l’occasion de s’adonner à son procédé de prédilection : l’usage massif de l’amplification dans une langue fortement simple mais imagée ( je devenais faiblesse, tu tenais mes nuits – j’aimais cette lumière en or, qui effleurait ma peau, comme un trésor ) et hautement rythmée (je rêve encore,/ de ce corps à corps,/ jusqu’à l’aurore,/ de ce lien si fort ) . Un autre poème gracieux et éthéré , portant le sceau réellement spécifique de son auteure et digne aussi d’être composé et chanté. 2019-02-19 Mohamed Salah Ben Amor Partager ! tweet