Chaque matin
Je me lave les yeux
Avec des vers
Qui coulent
Comme une chanson
à double sexe
Je ne lis plus
En plein jour
Pour coiffer mon âme
Je lis dans des moments
Qui n’ont pas de nom
Pour coffrer le stress
Dans mon cœur
J’oublie mon ombre
Sous le jupon d’une nuit
En plein midi
Métissage de rêves
Dans les fentes de mes doigts
Chaque soir
Je serre la main
De la lune
Je baise les étoiles
Sans maux
Je coince les nuages
Avec mes mots
Au cœur de ma poésie errante.